
Dominique BEILLEVAIRE
Nantaise depuis 48 ans, Dominique Beillevaire a gardé le caractère passionné de ses ancêtres grecs et italiens. Le plus souvent possible elle retourne vers ses origines, dans l' île de tinos et son marbre célèbre, comme à Ravenne, berceau des mosaïstes. « Entre 18 et 20 ans, j'ai suivi la formation de deux maîtres céramistes, l'un japonais très «féminin» qui m'a fait découvrir la porcelaine à la fois fine, brillante et fragile ; l'autre, portugais, beaucoup plus «masculin», m'a appris le grès, la faïence et un autre art de la couleur. Tous deux m'ont apporté beaucoup », dit Dominique Beillevaire.
Dominique est professeur d'histoire de l'art pour les vitraillistes, Le reste de son temps, elle sculpte ou crée des céramiques : elle met en couleur des émaux sue un matériau de terre, de faïence, de grès ou de porcelaine.
« Je travaille la poudre de verre et les oxydes métalliques et crée une palette très large d'une centaine de couleurs et de nuances. La plupart du temps je pose cet émail sur un biscuit existant : soit je colore le carreau puis y découpe tous les morceaux qui vont me permettre de créer mon motif, soit je peins directement sur les carreaux et réalise alors des «tableaux». Cette technique de base est millénaire, déjà dans les îles grecques les artisans travaillaient ainsi. », explique-t-elle.
L’exposition à la galerie, présente des pièces murales, mais aussi quelques objets insolites à découvrir, une artiste qui puise dans le passé et nous transporte toute en couleurs dans un monde bien actuel.
Source : Ouest France